Antony nolison
La Maison Nolison - Le Blog

Repos ou paresse : avancez-vous réellement, ou vous épuisez-vous à vouloir avancer ?
Shalom !
Nous sommes dans une série d’articles sur l’entrepreneuriat chrétien. Dans le précédent billet, j’abordais ce qui fait la spécificité d’une entreprise chrétienne : un projet plus qu’éthique, qui permet au chrétien de se manifester et de grandir dans sa foi.
Aujourd’hui, nous nous penchons sur le repos de l’Éternel, non pas comme une idée abstraite, mais comme une attitude concrète qui redéfinit notre manière d’entreprendre.
Entreprendre dans le repos de Dieu, c’est accepter de ne plus jouer le jeu du monde et apprendre à suivre le rythme de Dieu avec constance.
Une vie de travail acharné
Je suis d’un naturel fonceur. Quand j’ai un objectif, je me donne les moyens de le réussir. Mon père m’a toujours enseigné qu’en tant que noir, je devrais faire au moins deux fois plus pour être reconnu. Alors j’ai intégré cette logique, et je suis tombé dans l’excès.
Faire plus, toujours plus.
J’ai appris à performer dans mes relations, dans mon travail, dans mes projets.
Extérieurement, ça fonctionnait. Mais intérieurement, il y avait un décalage. Une fatigue qui ne part pas, un goût amer malgré les résultats.
Jusqu’au moment où je ne pouvais plus suivre. Physiquement, mentalement, socialement.
Là, je n’ai pas cherché Dieu par confort, mais par nécessité. Soit Lui, soit plus rien.
Se réfugier en Dieu… sans être encore dans le repos
Même dans cette recherche, j’étais encore dans l’excès. Je me suis réfugié en Dieu pour fuir le monde, passant mon temps à étudier la Bible.
Pourtant, Dieu s’est servi de ce moment.
Il a commencé à redéfinir mes repères.
Ma discipline n’était pas une force, mais une tentative de salut par les œuvres.
Mes objectifs datés n’étaient pas de la vision, mais de l’impatience. Le temps de Dieu n'est pas le mien.
Et ce besoin d’enchaîner les projets, que je considérais comme de la productivité, Il l’a appelé de la paresse. Oui vous avez bien lu.

La paresse, le piège de celui qui est trop motivé
La paresse, non pas comme une absence d’action, mais comme un refus de se laisser renouveler.
Faire ce qu’on a toujours fait, ou ce que tout le monde fait, sans chercher un renouvellement de pensée.
Produire sans se remettre en question.
Courir, mais courir après la vanité.
Multiplier les projets… et tourner en rond
Au commencement de notre projet entrepreneurial, avec mon épouse et nos enfants en bas âge, nous avons multiplié les projets, en essayant de vivre de nos capacités.
Nous avons saisi les opportunités, fait tout ce que nos mains pouvaient faire. Les unes après les autres. Mais sans susciter un réel intérêt.
Alors j’ai rationalisé : ce sont les petits commencements, il faut persévérer, faire plus, proposer plus, et les résultats viendront.
On a fait plus. Mais il n’y avait pas plus de ventes, parfois même moins.
On a fait plus, pour rien.
Le moment où tout s’arrête
Puis notre troisième enfant est né et nous avons été contraints de nous arrêter.
Malgré une vision ancrée dans notre foi, ce sentiment de tourner en rond est revenu. Beaucoup d’agitation, peu de fruit.
Vivre le sabbat de l'Éternel chaque semaine nous a appris à savoir s'arrêter pour mieux repartir. Alors, malgré la pression financière, nous avons pris le temps de chercher Dieu.
Le vrai problème : la dispersion
Le diagnostic a été clair : ce n’était pas un manque de travail, mais un problème de direction.
Une œuvre terminée n’était pas une fin, mais un début que nous ne travaillions pas. Travailler en couple ne signifiait pas être chacun de son côté.
Travailler de chez nous, avec les enfants, en voulant maintenir un rythme d’entrepreneur, épuisait notre énergie.
Nous étions actifs, mais inefficaces.

Le repos, l’attitude qui mène à la réussite
Le repos n’est pas la passivité.
C’est agir avec discipline, mais sans crainte, en acceptant que les choses ne se passent pas comme prévu.
Là où, avant, l’absence de résultats me poussait à faire plus, le repos m’a appris à faire autrement. À devenir plus attentif, plus réceptif à ce que Dieu dit, et à poser des actions imprévisibles, qui ne viennent pas de nos logiques habituelles mais qui portent du fruit parce qu’elles sont conduites.
La pression financière : une question de confiance
La pression financière ne disparaît pas par un changement immédiat de situation, mais par un changement de confiance.
Si tout repose sur nous, elle est inévitable.
Mais dans le repos, on apprend à faire confiance à Dieu, à qui tout appartient. La réussite n’est pas une question de compétence. On fait confiance à la sagesse de Dieu, qui dépasse nos stratégies. Cela ne garantit pas la richesse, mais cela nous garde de l’indigence. On ne construit pas dans le vide.
Dieu manifeste sa fidélité, à condition d’être dans une véritable relation avec Lui.
Sans cela, ce repos reste une idée, pas une réalité.
Un cadre transformé
On ne cherche plus à tout définir à l’avance. On apprend à marcher.
Actif, prêt à faire, mais malléable, prêt à changer selon les convictions que Dieu donne.
Cela remet à leur place des fondamentaux que l’on néglige facilement : la prière, la méditation, l’écoute. Pas après le travail, mais avant.
Sinon, on ne suit pas Dieu, on Lui demande simplement de bénir nos plans.
Concrètement, cela nous a amenés à revoir notre cadre.
Dans notre activité traiteur, nous avons choisi soit des offres simples et locales, réalisables rapidement, soit des prestations qui justifient un déplacement.
Mais plus de dispersion.
Moins faire, mais mieux faire, dans la paix.
Parce qu’une offre qui nous épuise ne tiendra pas, tandis qu’une offre portée dans la paix peut durer et grandir.
Conclusion
On ne gagne pas plus en travaillant plus, mais en travaillant mieux.
On n'est pas plus fiable en faisant plus, mais en gérant mieux les attentes.
Le succès n'est pas un mérite, mais une grâce.
Le véritable enjeu n’est pas de gagner le monde, mais de ne pas se perdre en chemin.
Entreprendre dans le repos, c’est arrêter de forcer, et apprendre à avancer en étant conduit.
Dans le prochain article, je partagerai une première ébauche concrète pour vivre ce repos au quotidien.
En attendant, que le Seigneur vous accorde du repos !

Je suis passionné de lecture depuis mon plus jeune âge. Elle nourrit une curiosité insatiable.
J’ai commencé à écrire pour passer le temps. Puis quelque chose a changé.
Depuis que j’ai découvert la Bible, l’écriture est devenue une nécessité.
J’écris pour donner forme aux vérités qui m’éclairent, aux questions qui me traversent, et à ce que mon expérience de vie révèle.
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